Ministère Melchisédek - Susciter des Disciples parmi les Nations
  
Valeur Spirituelle du Travail
 
"Mais maintenant, sois fort, Zorobabel, dit l'Éternel,
et sois fort, Joshua, fils de Jotsadak, grand sacrificateur,
et soyez forts, vous, tout le peuple du pays, dit l'Éternel,
et travaillez; car je suis avec vous,
dit l'Éternel des armées."
Aggée 2 : 4
 
 
Lorsque nous parlons de l'oeuvre de Dieu et de son avancement, nous aimons souvent nous référer à la reconstruction du temple de Salomon à Jérusalem, aux temps de Zorobabel et Joshua, ainsi qu'au message prophétique du moment : "Ni par force, ni par puissance, mais par Mon Esprit, dit l’Eternel des armées". Cette
déclaration divine est fidèlement retransmise au peuple de Dieu par le prophète Zacharie. Nous faisons de ce message un "credo", pour ainsi dire omniprésent, dans nos prédications, nos enseignements, nos exhortations et nos temps de dévotion.
 
En ce 21ème siècle, cette Parole n’a rien perdu de sa véracité, mais son constant martelage en a occulté une autre, contemporaine de celle-ci, portant sur le même défi, la reconstruction du temple de Salomon, et s'adressant aux mêmes personnes, celles concernées par ce dessein divinement inspiré.
 
Comme Aggée est compté au nombre des prophètes mineurs de l'Ancienne Alliance, son message n’est que rarement mis en évidence. Pourtant, "Travaillez!" est sa devise. Bien que ses prédications ne se réfèrent pas directement à l'oeuvre de l'Esprit de Dieu, mais plutôt aux oeuvres des hommes, elles demeurent en relation directe avec le plan de Dieu. Son leitmotiv "Travaillez!"
ne semble pas recevoir, de nos jours, autant d’approbation que celui de Zacharie.
 
Il est évident que notre société, oisive de tendance, ne peut pas adhérer, de façon positive et unanime, au message d’Aggée. Il est vrai que ce genre d'appel n'est jamais très populaire. Ce manque de notoriété serait-il dû à une relative prospérité qui, devant la grandeur de la tâche à accomplir, amoindrirait notre lucidité? Pour
répondre à cette question, examinons sans complaisance aucune, la nature prophétique du "credo" d’Aggée.
 
Le travail, sans l'oeuvre de l'Esprit, est vain. Ce labeur stérile se transforme alors en activisme chimérique, en vecteur de visions humaines et d'ambitions charnelles.
Mais le juste travail est en vérité une vocation céleste qui ne devrait, sous aucun prétexte, être dissociée des oeuvres spirituelles. Notre juste travail fait partie intégrante de l'appel divin.
 
C’est par nos efforts que la vision céleste peut être transposée dans le monde physique. C’est par l'entremise du Corps de Christ sur terre que Dieu concrétise Ses oeuvres. Autrement dit, la  réalisation des oeuvres de Dieu nécessite autant de transpiration que d'inspiration. Cet état de fait n'implique pas un labeur trop lourd à porter.
 
L'accomplissement de cette charge signifie davantage le privilège et la joie de contribuer aux affaires de notre Père.
 
Dans le contexte de l'oeuvre de Dieu et de son avancement, il n’y a pas de chômage. Il y a une vision, une ambition, et une mission. Les deux premières sont conçues et partagées par notre Seigneur, alors que la troisième est accomplie par son Corps.
 
Le travail est une vertu biblique. Aujourd’hui pourtant, ses caractéristiques spirituelles sont trop fréquemment négligées, et parfois même occultées; mais ignorer le fait que le travail est une vertu biblique reviendrait à tomber dans l’apathie, la paresse, l’inertie et l’inutilité. Ce n’est qu’en acceptant l’axiome que le travail est une vertu céleste, que nous pourrons pleinement être employés par le Maître de la moisson. Ainsi seulement pourrons-nous acquérir une utilité certaine, assumer notre rôle, et
accéder à la fonction à laquelle Dieu nous a destinés.
 
Dieu est capable de nous inspirer et de nous diriger. A nous d’obéir, d’être forts et de travailler conformément au "credo" d'Aggée. Ce n’est que lorsque nous concrétisons la vision divine que nous pouvons expérimenter cette vérité biblique: la valeur intrinsèque du travail est spirituelle.
 
Alors, "au boulot!" pour reprendre une partie du credo de nos pères, dont la difficulté des temps et des circonstances a sans aucun doute contribué à aiguiser une culture divine du travail.     
 
Laurent Favre